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Bébé arrive : que faut-il changer à l’alimentation ?

L’arrivée d’un enfant change beaucoup de choses dans la vie d’un couple, y compris du point de vue de l’alimentation de la future famille. Ce n’est pas un sujet prioritaire, mais il est important.
Pas de panique pour autant ! On fait le point pour vous sur les grandes choses à savoir pour les repas du futur bébé et de ses parents.

L’alimentation de l’enfant passe par des phases d’évolution en fonction de son âge. Elles dépendent en fait de la maturation des fonctions digestives et métaboliques du bébé (le foie et le rein sont encore immatures à la naissance) qui se développent au fur et à mesure des mois pour devenir parfaitement fonctionnelles à partir d’1 an.

Une évolution alimentaire à respecter

Afin de respecter cette maturation, il faut donc suivre les grandes étapes de l’alimentation de bébé (sinon il y a des risques d’intolérance, d’allergie, voire de malnutrition) :

  • De la naissance à 5-6 mois : l’allaitement ou le biberon de la préparation pour nourrissons 5 ou 6 mois ;
  • De 5 ou 6 mois à 1 an : la diversification avec l’introduction pas à pas de nouveaux aliments – et pas n’importe lesquels non plus ! – et le changement de lait maternisé (= la préparation de suite)
  • De 1 à 3 ans : la mise en place d’une alimentation variée et diversifiée et le changement du lait maternisé pour le lait de croissance jusqu’à 3 ans.

Comment savoir quand on peut commencer la diversification alimentaire ?

Il faut repérer les signes de la maturité physiologique des organes de la digestion et du métabolisme de bébé. Et ils sont nombreux : l’augmentation de la salivation, la disparition du réflexe d’extrusion (le fait de pousser sa langue vers l’avant, qui le protège d’avaler des aliments durs au lieu de liquides), le contrôle postural du cou et de la tête, la capacité de s’asseoir, l’apparition des premières dents, l’apparition du mouvement latéral de mastication, le mimétisme pour manger à la cuillère.

Et pour les parents ? Pas question de ne plus manger normalement ! C’est pourtant ce qu’il y a de plus difficile, surtout les 3 premiers mois. En cause : les rythmes alimentaires du bébé et des parents, pas toujours en phase…

Comment concilier les rythmes alimentaires différents ?

Pour le bébé : c’est lui qui décide quand il a faim. Il est parfaitement et naturellement régulé pour savoir quand il a besoin d’énergie et quand il n’en a plus besoin. C’est une régulation fine, physiologique, que les adultes ont tendance à perdre. Emerveillez-vous de cette formidable capacité des tous petits et prenez-en exemple !

Le conseil de la diététicienne pour la maman : Essayez de garder votre rythme alimentaire habituel, afin de pouvoir continuer à partager les repas en couple pour ne pas perdre la convivialité. Et faites des collations entre 2 – si vous avez faim seulement.

Faites participer votre enfant à vos repas dès qu’il commence à se tenir assis. Le mimétisme est très important. Vous voir manger lui donnera envie de faire la même chose : partager un moment avec ses parents – c’est le début de la convivialité ; les imiter en train de manger à la cuillère et à la fourchette ou de boire dans un verre ; mais aussi prendre du plaisir à déguster et à manger de tout. La fonction éducative de l’alimentation commence là !

Quel modèle d’alimentation donner ?

C’est le vôtre qu’il faut transmettre, avec votre histoire, votre culture, vos aliments préférés, vos habitudes. S’il cet ensemble familial ne vous semble pas être suffisant en matière d’équilibre alimentaire, c’est peut-être le moment de l’améliorer… !

L’apprentissage de l’enfant à l’équilibre alimentaire est fondamental, bien sûr. Il passe à la fois par la diversité et la variété des aliments, mais aussi par leur fréquence.

Et pour être sûr d’avoir une alimentation dénuée de pesticides en même temps qu’un apport nutritionnel garanti, pourquoi ne pas passer au bio ? C’est l’assurance d’une alimentation plus saine – si elle est aussi bien équilibrée bien sûre ! – pour bébé et pour les parents.

Les conseils de la diététicienne : Variez les aliments le plus possible à partir de 1 an. Faites gouter à votre enfant le plus possible de fruits et légumes, montrez-lui comment vous faites la cuisine, mettez-lui la main à la pâte ! Il passera mieux la phase de néophobie alimentaire entre 2 et 6 ans. Et l’alimentation restera un plaisir pour tout le monde !

Emmanuelle Couturier

Diététicienne-nutritionniste de consoGlobe

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