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Forme / Santé

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DMLA : des traitements parfois très coûteux…

La DMLA, initiales de dégénérescence maculaire liée à l’âge, est une maladie qui affecte la rétine et dont la fréquence ne cesse d’augmenter en raison du vieillissement de la population. Or on ne sait actuellement pas guérir cette maladie. En revanche, il existe des traitements, dont des médicaments coûteux comme le Lucentis®, qui permettent de stopper ou de ralentir la progression de la DMLA la plus grave.

La DMLA, c’est quoi ?

La DMLA est une maladie neurodégénérative qui touche la partie centrale de la rétine, appelée macula, responsable de la vision des détails, indispensable pour lire, reconnaître les visages, conduire, bricoler, etc. En revanche, la vision périphérique, elle, n’est pas touchée, de sorte que les personnes atteintes peuvent continuer à s’orienter et à se déplacer.

Il existe deux types de DMLA, sèche (ou atrophique) et humide :

La DMLA sèche ou atrophique

La DMLA sèche évolue très lentement durant plusieurs années. Les personnes touchées ont un besoin accru de lumière pour la vision fine et souffrent d’éblouissements.

La DMLA humide

Cette forme de DMLA est très grave et très agressive car elle évolue très rapidement.Des microvaisseaux anormaux (néo-vaisseaux) se développent dans la rétine (visibles à l’angiographie rétinienne), menant à une accumulation de liquide sous la rétine, la déformant, à des œdèmes et à des microhémorragies.

La DMLA est la première cause de malvoyance après 50 ans.

Quels sont les traitements de la DMLA ?

Les traitements dont nous disposons actuellement ne permettent pas de récupérer les lésions de la rétine. Nous disposons seulement de traitements capables de stabiliser la DMLA humide.

  • La photocoagulation laser.
    On brûle les lésions situées à proximité de la zone centrale de la rétine (uniquement à un stade précoce lorsque les lésions n’ont pas atteint le centre de la rétine).
  • La photothérapie dynamique.
    Les néovaisseaux sont détruits par une irradiation par laser froid après injection d’un colorant (réalisable sur les néovaisseaux du centre de la rétine).
  • Les anti-angiogéniques (anti-VEGF).
    Ces médicaments récents inhibent la croissance des néo-vaisseaux et sont régulièrement administrés par voie intra-vitréenne (dans le corps vitré de l’œil).

Quelque 300.000 patients français sont actuellement traités contre la DMLA de forme humide.

Zoom sur les anti-angiogéniques : Lucentis® et Avastin®

Ces médicaments font régresser la DMLA, mais ne la guérissent pas définitivement.
Ils sont uniquement utilisés lors des phases de développement des néovaisseaux. En effet, lorsque ces derniers sont trop évolués ou cicatrisés, les anti-VEGF sont inefficaces. D’où l’importance d’une prise en charge à un stade précoce et de répéter les injections tous les mois.

Le Lucentis® est un médicament très coûteux

Les anti-VEGF actuellement utilisés sont le Lucentis® (ranibizumab), le Macugen® (pégaptanib) et l’Avastin® (bévacizumab).
À noter toutefois que ce dernier n’a pas d’AMM (autorisation de mise sur le marché) dans cette indication. Il est prescrit chez les patients atteints de cancer colorectal métastatique en association à une chimiothérapie pour lutter contre la formation des néovaisseaux qui alimentent les tumeurs.
Mais son avantage dans le traitement de la DLMA est qu’il est beaucoup moins cher, l’injection d’une dose revenant à environ 50 euros, contre dans les 800 euros pour le Lucentis® ou le Macugen®. A noter que le Lucentis®, médicament de référence, est remboursé par la Sécurité sociale, à l’inverse de l’Avastin®.

L’Avastin® est interdit dans la DMLA jusqu’à nouvel ordre

Le souci est qu’en juillet 2013, la Direction générale de la santé a interdit l’utilisation de cet anticancéreux pour soigner la DMLA en raison de cas rapportés d’infections de l’œil (liées au fait que ce médicament est conditionné pour être injecté en intraveineuse et non en intraoculaire).
Des études sont en cours pour comparer le Lucentis® et l’Avastin® dans le traitement de la DMLA. Les résultats attendus prochainement pourraient amener les autorités à réviser leur décision et à demander une révision du prix du Lucentis®.

D’autres molécules, très prometteuses, sont en cours d’autorisation ou de validation scientifique.
Les recherches actuelles s’orientent vers la mise au point de modes d’administration plus simples (voie orale, collyres) ainsi que vers un traitement de la forme sèche (les VEGF-Traps).

DMLA : le rôle du dépistage

Pour bénéficier de ces traitements, encore faut-il se savoir atteint de la DMLA.

C’est ainsi qu’en l’absence de tout symptôme, il est recommandé de consulter un ophtalmologiste tous les ans à partir de 55 ans afin de bénéficier d’un fond d’œil. Bien entendu, il faut aussi consulter rapidement en présence de signes d’alerte.

Les signes d’alerte de la DMLA

  • Apparition d’une zone sombre au centre du champ de vision (scotome).
  • Baisse de l’acuité visuelle avec une moins bonne perception des détails et la nécessité d’un meilleur éclairage.
  • Vision déformée ou gondolée.
  • Certaines lettres et chiffres sont de plus en plus difficiles à distinguer.

Attention, lorsque la baisse de vision est rapide, avec des images ondulées et des lignes droites déformées, il faut consulter en urgence un ophtalmologiste.

Comme il existe des facteurs génétiques et environnementaux, les personnes à haut risque de DMLA sont invitées à débuter le dépistage plus précocement, voire à mettre en place des mesures préventives, notamment diététiques (vitamines antioxydantes, pigments maculaires, oméga-3) et médicamenteuses.

Les personnes à haut risque de DMLA

  • Antécédents familiaux de DMLA (le risque de DMLA est alors multiplié par 2 à 4).
  • Exposition antérieure prolongée au soleil et à la lumière.

A noter que le tabagisme constitue un facteur de risque de DMLA.

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