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Nutrition

Omégas

Les Omega sont-ils miraculeux ?

A quoi servent les Omega ?

A tout ou presque ! Car ils interviennent dans tous nos milliards de cellules et à tous les niveaux : formation, croissance, reproduction. Rien ne leur échappe, tous nos systèmes (cardiovasculaire, cérébral, hormonal etc.) ne peuvent bien fonctionner sans eux.

Omega 3 et Omega 6

Il existe deux grandes familles de ces Omega, les Omega 3 et les Omega 6.

Pourquoi 3 et pourquoi 6 ?

Les acides gras sont les constituants essentiels des lipides. Ils sont composés d’une chaîne d’atomes de carbone plus ou moins longue, liés entre eux par des « ponts chimiques » appelés « liaisons« , qui peuvent être simples ou doubles.

Des atomes d’hydrogène peuvent se fixer sur ces liaisons.

C’est comme un collier dont les perles (les atomes de carbone) sont attachées soit par un simple anneau, soit par un double anneau (double liaison) et sur lesquelles sont fixées des petites breloques (les atomes d’hydrogène).

Quand elles occupent tous les anneaux, vous avez des acides gras saturés, quand il n’en reste qu’une de libre, il s’agit d’acides gras mono-insaturés et quand plusieurs de ces anneaux n’ont pas de breloques, ce sont alors des acides gras poly-insaturés.

Les Omega appartiennent à ce dernier groupe. Les chimistes ont adopté une nomenclature leur attribuant la dernière lettre de l’alphabet grec, l’Omega ( W ou ω ) et le chiffre 3 ou 6 par rapport à la place libre, là où il manque une breloque sur la chaîne de carbones.

Le problème, c’est que notre corps n’est pas capable de fabriquer ces Omega. Ils doivent nous être apportés obligatoirement par notre alimentation et, en plus, dans des proportions précises sinon ils se disputent, ce qui annule leurs actions bienfaisantes.

Et si l’on parle toujours des Omega au pluriel, c’est parce que, dans chaque catégorie, ils sont plusieurs, formant une famille.

La famille des Omega 3

Dans celle des Omega 3, le père est l’acide alpha-linolénique (ALA), ainsi nommé car on l’a découvert dans les graines de lin. Il y en a aussi beaucoup dans l’huile de colza et de soja.

Quand on l’a absorbé, il peut donner naissance à l’acide eicosapentaénoïque (AEP) puis à l’acide docosahexaénoïque (ADH). Ils protègent artères et coeur, agissent contre l’inflammation et l’allergie, dans les réactions immunitaires, dans l’agrégation des plaquettes du sang, sont indispensables au bon état des cellules du cerveau, des reins, de la rétine de l’oeil, de la peau, aux spermatozoïdes, réduisent les risques de DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge), de certains cancers etc.

Mais cette transformation de l’ALA en AEP et ADH, ça ne marche pas terrible dans notre organisme. Et plus on vieillit, moins c’est top. Donc, même si on boulotte des graines de lin et de l’huile de colza, on n’est pas sûr d’avoir sa dose de ces Batmen que sont les Omega 3.

Or, miracle, les poissons gras sont pleins d’AEP et d’ADH. C’est pourquoi on nous serine d’en manger trois fois par semaine.

C’est pourquoi aussi les gélules d’Omega 3 à base d’huile de poisson font un malheur et que l’on élève des poules en les gavant de graines de lin de façon à ce que leurs oeufs soient riches en Omega 3.

La famille des Omega 6

Dans celle-ci, le père est l’acide linoléique (AL). Lui, il se transforme en acide gamma-linolénique (AGL) et en acide dihomo-gamma-linolénique (ADGL).

Tout ce joli monde s’emploie aussi à bien faire fonctionner nos systèmes nerveux, cardiovasculaire, immunitaire, agit aussi contre l’inflammation, l’allergie, s’occupe aussi du bon état de la peau etc.

La transformation d’AL en AGL et ADGL se déroule mieux que pour les Omega 3, sauf si on consomme trop d’aliments riches en cholestérol et en acides gras saturés, trop d’alcool, si on est trop vieux et diabétique de surcroît.

Mais toutes les huiles courantes (tournesol, arachide, maïs, pépins de raisins) sont très riches en AL. Celui-ci se trouve aussi dans un tas d’autres aliments, de même que ses descendants.

Non seulement on ne risque pas de manquer d’Omega 6, mais on en absorberait souvent trop. Et ça, ça n’est pas vraiment cool.

Omega 3 et Omega 6 : la guerre

Pour pouvoir travailler, les Omega 3 et les Omega 6 ont besoin des mêmes enzymes, de certaines vitamines (B3, B6, C, E), de magnésium et de zinc. Ils sont donc en compétition.

Et comme on a un régiment d‘Omega 6 et une petite troupe d’Omega 3 vu qu’ils sont plus rares, les Omega 6 gagnent la bataille empêchant ces pauvres Omega 3 de travailler, alors qu’ils ont des rôles bien plus pointus.

Et le comble, c’est que cette guerre flanque le bazar dans l’organisme, favorisant maladies cardiovasculaires, troubles allergiques, inflammatoires et autres galères. A trop absorber d’Omega 6, on obtient l’effet contraire des Omega en général !

Et en plus, ça favoriserait l’obésité. Tout cela n’a vraiment rien de miraculeux.

Omega : la bonne attitude

Il est évident que l’on doit consommer le plus d’aliments possible riches en Omega 3. Soit des poissons gras (maquereau, sardine, saumon, hareng), des légumes tels que le cresson, la mâche, les choux, des produits « bleu, blanc, coeur » de la filière lin, de l’huile de colza et de noix.

Mais il faut aussi mettre la pédale douce sur les aliments riches en Omega 6 et surtout sur les huiles de tournesol, de maïs et de pépins de raisin.

Si l’on ne veut pas se casser la tête, il suffit d’utiliser une seule huile, celle d’olive : elle ne perturbe pas le rapport Omega 3/ Omega 6 et depuis des siècles, elle a fait ses preuves dans le régime méditerranéen.

Omega et compléments alimentaires

Il faut être très prudent avec les gélules d’Omega 3 et d’Omega 6 qui sont à la mode.

Ainsi, l’huile d’onagre a le vent en poupe pour neutraliser le syndrome prémenstruel, les règles douloureuses, la peau sèche, l’acné etc. Mais elle contient essentiellement des Omega 6 et on est loin d’avoir fait la preuve de leur bénéfique influence sur ces troubles. D’autres compléments combinant huiles de poisson, de lin, de bourrache, soit un cocktail d’Omega 3 et 6, promettant le bon fonctionnement de l’organisme, ne sont pas sans risques car ils augmentent la proportion d’Omega 6 dans le vôtre.

Quant aux gélules d’Omega 3, elles sont utiles en cas de dégoût ou d’allergie aux poissons, lorsque l’on vit dans les montagnes ou les campagnes où il est rare ou quand on en mange épisodiquement. On peut aussi en prendre lorsque l’on ne se sent pas vraiment bien, qu’on déprime, qu’on dort mal, qu’on a mal partout, que l’on a la trouille d’un cancer ou encore que l’on a conscience de ne pas être vraiment clean vis-à-vis d’eux dans son alimentation.

Mais comme on croule sous les études contradictoires sur leurs effets tant pour la dépression que pour les douleurs ou la prévention du cancer, mieux vaut ne pas en abuser. Non seulement parce qu’elles ne sont pas miraculeuses (bien que l’effet placebo puisse jouer en matière de déprime et de douleurs) mais surtout parce qu’un excès d’Omega 3 est nocif, risquant d’apporter des problèmes de coagulation (entre autres).

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