Première visite ?

Parce qu’on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve, il vaut mieux tout prévoir

Tous les français trouvent naturel d'assurer leur logement ou leur voiture… Mais certains négligent l'essentiel : leur famille.

Les solutions d'assurance décès GMF présentées sur ce site vous permettent, en contrepartie d'une cotisation,
d'assurer une protection financière à vos proches en cas de disparition.

Fermer

Forme / Santé

Santé – Pourquoi rester assis nous tue à petit feu

Rester assis tue plus que le tabac ! C’est François Carré, cofondateur de l’Observatoire de la sédentarité, qui l’affirme : « la sédentarité croissante est liée à la mauvaise utilisation que l’on fait du progrès. (…) Plus le temps journalier passé en position assise est élevé et plus courte est l’espérance de vie. » Et nous sommes pourtant nombreux à être concernés : en effet, en 2009, 75 % des actifs français travaillaient dans le secteur tertiaire (1). Sur ces 25,6 millions de personnes, la grande majorité passe sa journée assis à un bureau devant un ordinateur.

  • Le manque d’activité physique peut avoir de graves conséquences pour la santé et serait à l’origine de 2 millions de morts par an. La sédentarité pourrait bien figurer parmi les 10 principales causes de mortalité et d’incapacité dans le monde. (2)

« Une fois assis, tout ralentit » Alors quelles sont les conséquences de la grande sédentarité ? En 2010, une étude de l’American Cancer Society (3) tirait déjà la sonnette d’alarme. Elle nous apprend le taux de mortalité d’une personne assise plus de 6 heures par jour est 20 % plus élevé que celui d’une personne assise seulement 3 heures par jour. (1)

  • Les hommes assis plus de 6 heures par jour : mortalité supérieure de 20%
  • Les femmes assises plus de 6 heures par jour : + 40%
  • Les personnes qui travaillent assises pendant 10 ans ont 2 fois plus de probabilités de développer un cancer colorectal que les personnes mobiles. (4)

    Ainsi, rester en position assise trop souvent est nocif pour tous. Passer 9 heures par jour assis au bureau affecte la santé même si ensuite on s’efforce de faire du sport. Cela vaut autant pour les personnes obèses que pour les personnes de poids normal. Et les conséquences sur la santé sont nombreuses : – La consommation de calories baisse, – Le risque d’obésité et de diabète augmente, – La régulation des graisses dans le sang est moins bonne car les enzymes qui dégradent les lipides et les triglycérides fonctionnent moins bien, – Le taux de « bon » cholesterol chute.

Peut-on remédier aux effets négatifs de la sédentarité ?

Il semble qu’au-delà d’un certain seuil, la réponse soit Non.
Pourtant, pas de panique, pour l’immense majorité d’entre nous, il y a bien des choses faciles à faire pour se remettre sur de bons rails. Suivre un régime ne sert pas à compenser le manque de marche, même accompagné de 3 ou 4 séances de gym par semaine, selon un autre spécialiste américain, le Pr Mayo. (1) C’est en amont qu’il faut agir.
Que faire alors si votre travail vous force à rester assis et que vous ne pouvez pas vous reconvertir en homme de la préhistoire parcourant la savane pour chasser ? La réponse est très simple. Trouvez toutes les occasions de bouger, ou le théorème NEAT des Américains ; Neat veut dire Non Exercice Activity Thermogenesis ou Production d’énergie sans activité sportive.

>> Bougez ! Déplacez vous dans les bureaux adjactents plutôt qu’envoyer un email, baisser vous pour faire vos lacets, prenez l’escalier plutôt que l’ascenceur, levez vous régulièrement, etc…. bref, trouvez tous les prétextes pour ne pas rester immobile trop longtemps.

Comment bouger ?

Le fait de bouger notre corps en provoquant une dépense énergétique significative est une activité physique. Mais bouger les doigts sur un clavier d’ordinateur ou de manettes ne provoque pas de dépenses énergétiques et ne peut pas être considérer comme une activité physique… ! Certains gestes quotidiens sont un début d’activités physiques : monter les escaliers, marcher plus de 30 minutes, passer l’aspirateur, jardiner, etc.
L’activité physique n’est pas seulement liée à la pratique d’un sport. Pour tirer les bienfaits d’une activité physique, il faut :
– qu’elle soit régulière (au moins 3 fois par semaine pendant 1/2 heure au minimum, à une intensité au moins égale à 60% de sa capacité maximale (= il faut faire un peu d’efforts ! )
– qu’elle dure au moins 30 minutes d’affilées par jour si c’est de la marche.
– que son intensité et sa durée soient augmentées en fonction des progrès et de l’activité choisie.

Personnes âgées : 2 façons de bouger pour éviter la sarcopénie !

Après 60 ans (50 ans chez les femmes), la sédentarité entraîne une autre conséquence négative pour la santé : la sarcopénie. En clair, il s’agit de la fonte musculaire. Ce phénomène naturel induit par les modifications hormonales, par le stress oxydant et l’inflammation liés au vieillissement est encore accentué par le fait de moins bouger. Le risque de fracture est multiplié par 2, car les os déjà fragilisés ne sont plus tenus par les muscles. La solution ? Manger mieux ( avec suffisamment des protéines) et bouger ! Mais pas n’importe comment. Les études récentes (6) sur le sujet montrent qu’il faut faire fonctionner les muscles de 2 manières différentes : –en endurance. Pour garder la souplesse musculaire. – en résistance. Pour améliorer la force. C’est la partie la moins connue et la plus importante. Ex. : la contraction et extension de la jambe, plusieurs fois de suite, au moins 3 fois par semaine. Même réalisé au fauteuil, cet exercice simple contribue à maintenir la force contractile du muscle. Le muscle ayant une mémoire, la reprise d’exercices peut s’avérer très rapidement bénéfique. Voilà de quoi encourager les plus réticents !

Les bénéfices de l’activité pour la santé mais aussi pour la tête :

  • meilleure gestion du stress
  • meilleur sommeil
  • acquisition d’une plus grande confiance en soi
  • sensation de bien-être et d’être en forme.

[1] Source Insee
[2] Source OMS : Selon l’OMS, 60 à 85 % de la population mondiale, dans les pays développés comme dans ceux en développement, a un mode de vie sédentaire
[3] Etude comparative menée auprès de 123 000 personnes par la Cancer Society
[4] Etude australienne parue dans le Journal of Epidemiology
[5] Le Dr James Levine de la clinique Mayo aux Etats-Unis a étudié les effets de la « chair lifestyle »
[6] « Prévenir ou corriger la sarcopénie », intervention du Pr Yves Rolland, médecin gériatre, CHU de Toulouse, au Journées Françaises de Nutrition 2013.

 

Partager

Imprimer