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Sport

Douleur et sport

La douleur dans le sport, amie ou ennemie ?

La douleur dans le sport, une question de perception

En lisant cet article, essayez donc mentalement de ressentir le contact de vos chaussettes au niveau des pieds ou des chevilles. Impossible ! Refaites le test demain matin, juste après les avoir enfilées. Cela vous semblera très facile. Conclusion : la perception d’une sensation ne dépend pas seulement du stimulus (les chaussettes) mais aussi du stimulé (vous) et des variations des seuils de sensibilité. Cette notion est essentielle pour qui veut comprendre la douleur dans le sport.

Le cerveau ne s’encombre pas de détails inutiles

Notre corps est équipé d’une myriade de petits capteurs sensitifs qui doivent nous alerter en cas de danger ou simplement pour signaler un changement d’environnement. Lorsqu’on s’habille par exemple, ces capteurs sont sensibles au contact des tissus sur la peau. Mais cela ne dure pas. Quelques minutes plus tard, on ne ressent plus rien. Et c’est tant mieux ! Personne ne souhaiterait vivre sa vie, assailli en permanence par des informations inutiles. Est-ce à dire que les capteurs sensitifs cessent d’émettre ? Non ! Simplement notre cerveau répond par une élévation de son seuil de sensibilité. En clair, la contrainte persiste, mais elle n’est plus prise en compte par le système nerveux.

Sport ou chaussettes, même combat !

Voilà pour les chaussettes et les habits. Il en va de même pour les autres sensations, via précisément ce phénomène bien connu de fluctuation des seuils. Grâce à lui, notre espèce est douée de formidables capacités d’adaptation et capable de transformer notre perception de l’environnement dans le sens qui lui est le plus favorable. Ainsi, la température qui correspond à une sensation de chaleur n’a pas la même valeur pour un Inuit que pour un Touareg. Idem pour d’autres contraintes comme le bruit, l’altitude, la promiscuité, etc. Le stress qui en découle varie selon les personnes et leurs habitudes de vie. Certains parviennent à domestiquer des douleurs totalement insupportables pour d’autres. Le sport et son cortège de sensations fortes constitue à cet égard une excellente école de vie ! L’habitude de produire des efforts contribue à une élévation des seuils et nous protège d’un grand nombre de petites douleurs qui nous empoisonnent la vie. A l’inverse, le choix d’une existence douillette produit un abaissement du seuil de sensibilité jusqu’à souffrir parfois de désagréments ridicules comme cette « Princesse au petit pois » du conte d’Andersen qui avait la peau si fine qu’elle sentait la présence d’un petit pois sous l’épaisseur de vingt matelas. Pauvre princesse ! Et pauvres de nous. Car le monde actuel a tendance à nous transformer tous en princesses au petit pois. Trop d’oisiveté, trop de confort, trop de stratégies d’évitement nous fragilisent, et la solution aux nombreux maux qui nous menacent réside paradoxalement dans le retour vers une vie plus rustique. Si on pouvait donner un conseil à tous ceux qui, comme cette princesse si délicate, souffrent dans des existences trop moelleuses, ce serait d’enfiler plus souvent leurs chaussures de jogging, histoire de relever un peu leur seuil de sensibilité, plutôt que de s’obstiner à empiler les matelas.

Eviter les excès

Attention néanmoins à ne pas reprendre le sport trop brutalement. Les courbatures quand elles sont importantes correspondent à des micro-déchirures musculaires. L’entrainement et la régularité permettent de ne pas se blesser.

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